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Piotr, une trajectoire
sous l'étoile enrhumée

“Dix-neuf heures. Le jour s'en va vers l'Atlantique,
la nuit nous vient de la Baltique.
À la galerie du Chat Musclé, rue de Rivoli, la soirée se prépare.
Dans le vestibule l'ogre des coutumes circonstanciées a mis sur le feu une marmite de rouge à lèvres fumant ;
les musiciens font discrètement une balance, et personne ne se soucie d'eux.
L'argent promène son odeur,
mais on parle d'autre chose. Car il y a autre chose.
C'est un vernissage,
et Piotr présente
son œuvre majeure.
Du moins c'est ainsi que la commentent
tous les commentateurs
Ce grand oiseau de neige
quelle grâce, quelle splendeur...
Les critiques parlent, et ne voient pas,
ils ne savent pas...
et Piotr est en nage.”

 

 

Spectacle en solo d'une heure dix.

Chansons et poèmes, accompagnés à la guitare et au bol de cristal.

 

Piotr s'enfuit bientôt de la galerie, une déambulation nocturne commence.
L'occasion d'une méditation sur le temps, sur la solitude des grandes villes, sur le visage aimé ; une méditation sur la redoutable
quête du coeur amoureux.
L'occasion que se relient par l'invisible fil d'argent les chansons de
Rémi Constant, de bien anciennes que le disque Sonate Louve avait révélées (“Je vous vois vieillir avec tant d'élégance”, “Algorithme”) ;
et de toutes fraîches : dégustez un Choco-Cosmos dans la boulangerie aux étoiles de l'aéroport noir ; communiez à la tristesse d'un castor esseulé ; voyagez à bord du train de la longue insomnie ; prêtez l'oreille à l'étoile embaumée ; pleurez les renards et les loups du pays qui n'est plus à nous.
Et achevez ce voyage nocturne plein des promesses que Piotr y a reçues.
Ce qui caractérise ces chansons, c'est la tendresse,
la loyauté d'un chien...
C'est aussi la capacité de retrouver, en un monde qui semble fort désenchanté, et sans jamais trafiquer le regard mais en l'
ajustant,
ce qui y demeure éternellement enchanteur.