Tu danses quand je fredonne.

C’est toi qui danses dans mes yeux quand je les ferme

Même si des rêves moins heureux viennent parfois

M’agripper les cheveux et creuser dans mes cernes

Et puis le jour revient, alors j’entends ta voix

Qui me murmure sous l’abat-jour

« Je t’aime je n’suis pas loin de toi »

 

C’est toi qui danses sur la terre quand je regarde

Ce ciel que je ne comprends pas mais qui me garde

Allumé comme un cierge à veiller mais pour quoi

Je n’en sais rien, mais je t’attends ne tarde pas

Oh mon amour il y a du vin

Il faut le boire tant qu’il est temps

 

 

J’aurais voulu chanter plus haut

J’aurais voulu chanter moins faux

Je n’aurai pas le dernier mot

Le cœur nous donne la cadence

Toi tu danses quand je fredonne

 

 

C’est toi qui danses dans mes yeux quand je les rouvre

A présent le temps est pluvieux je n’sais pourquoi

On n’veut plus sortir quand il pleut est-ce qu’on a peur

De laver les odeurs qui collent à nos chemises

Et avec elles toutes ces folies

Qu’on s’était cru un jour promises

 

C’est toi qui danses et si tu chutes, je ne faiblis pas

Tu as ma main, parfois on lutte mais ne la perd pas

On croit parfois que sur ce chemin plus rien n’atteindra

Notre folle course, mais nos pieds butent sur la souche

Et dans nos cœurs revient hirsute

L’empreinte des voleurs et des rats

 

J’aurais voulu chanter plus haut

J’aurais voulu chanter moins faux

Je n’aurai pas le dernier mot

Le cœur nous donne la cadence

Toi tu danses quand je fredonne

 

 

C’est toi qui danses dans mes yeux quand je les ferme

Même si des rêves moins heureux viennent parfois

M’agripper les cheveux et creuser dans mes cernes

Et puis le jour revient, alors j’entends ta voix

Qui me murmure sous l’abat-jour

« Je t’aime je n’suis pas loin de toi »

© Rémi Constant, 2015-2019, tous droits réservés.